Guide Métier 2026

RC Pro Consultant IT 2026 : DINC, RGPD et Cyber-Risques

Vendredi 23h, vous déployez la mise à jour du module de paiement. Lundi 9h, le client vous appelle : toutes les commandes sont bloquées depuis 48 heures. Le site fait 15 000 €/jour de CA. Le manque à gagner dépasse déjà 30 000 € — et votre client veut savoir qui va payer. Une erreur de code, une faille de sécurité ou une perte de données peut engager votre responsabilité civile professionnelle pour des montants qui dépassent largement votre chiffre d'affaires annuel.

Ce guide détaille les risques spécifiques du consultant IT et du développeur freelance, l'impact du RGPD sur votre responsabilité directe en tant que sous-traitant, le concept de DINC (dommages immatériels non consécutifs) — le risque n°1 des métiers IT que personne n'explique clairement —, et les clauses contractuelles qui peuvent vous protéger ou vous piéger. Le vrai danger du freelance IT n'est pas le bug isolé — c'est que, selon les retours de courtiers spécialisés, la quasi-totalité des sinistres IT sont des DINC, et la majorité des contrats généralistes les excluent ou les plafonnent à 20 000 € quand le sinistre réel dépasse 50 000 €. Et vous, votre contrat couvre-t-il les dommages immatériels non consécutifs ?

22 min de lecture Mis à jour 2026 Sources officielles

RC Pro consultant IT : qu'est-ce que ça couvre ?

La responsabilité civile professionnelle du consultant IT couvre les dommages causés à des tiers (clients, utilisateurs, partenaires) du fait d'erreurs, d'omissions ou de négligences dans l'exercice de votre activité numérique. Contrairement aux métiers du BTP où les dommages sont physiques, les dommages IT sont principalement immatériels — et c'est ce qui rend l'assurance IT à la fois mal comprise et absolument critique.

6201Z
Code NAF programmation informatique
200 €/an
Prix plancher RC Pro IT freelance
47 000 €
Sinistre moyen bug e-commerce (3 jours d'arrêt)

Concrètement, la RC Pro IT intervient pour trois catégories de dommages. L'erreur technique : bug critique en production, erreur de code qui corrompt une base de données, mauvaise configuration serveur qui entraîne une perte de données, migration ratée. La faille de sécurité : vulnérabilité dans le code permettant une intrusion, injection SQL non protégée, API sans authentification, données personnelles exposées par défaut de chiffrement. Le retard et non-livraison : projet livré en retard qui fait perdre un lancement commercial, livrable non conforme aux spécifications, dépassement de budget sans alerte.

À retenir
Spécificité IT — le dommage immatériel : dans les métiers IT, le dommage est rarement physique. C'est un manque à gagner, une perte de données, une atteinte à la réputation, un arrêt d'activité. Ces dommages dits « immatériels » en assurance sont souvent moins bien couverts que les dommages matériels et corporels. C'est le piège n°1 de la RC Pro IT.

La RC Pro est-elle obligatoire pour un consultant IT ?

Non, la RC Pro n'est pas légalement obligatoire pour les métiers de l'informatique et du numérique. Contrairement aux professions réglementées du BTP ou de l'immobilier, les développeurs et consultants IT n'ont pas d'obligation légale de souscription. Les codes NAF courants sont le 6201Z (programmation informatique), le 6202A (conseil en systèmes) et le 6311Z (traitement de données).

Cependant, votre responsabilité est engageable sur les mêmes fondements que tous les professionnels : responsabilité contractuelle (art. 1231-1 du Code civil) et responsabilité délictuelle (art. 1240-1241). Le RGPD ajoute une couche critique : en tant que sous-traitant de données personnelles (art. 28), votre responsabilité est directement engageable par la CNIL.

Exigence contractuelle des clients

La majorité des grands comptes, ETI et administrations exigent une attestation RC Pro avant de signer. Les plateformes de freelancing (Malt, Comet) la demandent systématiquement. Sans RC Pro, vous perdez l'accès à une part significative du marché.

Exposition financière réelle

Un bug e-commerce de 3 jours représente 30 000 à 50 000 € de manque à gagner. Une fuite RGPD peut dépasser 100 000 €. Votre patrimoine personnel est en jeu si vous exercez en micro-entreprise.

Activités IT réglementées (exceptions)

Certaines activités imposent la RC Pro : hébergeur de données de santé (certification HDS), prestataire de confiance (eIDAS), auditeur de sécurité certifié PASSI par l'ANSSI.

Point de vigilance
Le piège du « pas obligatoire » : la question n'est pas « suis-je obligé ? » mais « puis-je assumer personnellement un sinistre de 50 000 à 200 000 € ? ». Si vous développez du code, gérez des données ou conseillez des entreprises sur leur SI, l'exposition est réelle.
L'angle mort
L'angle mort du consultant IT
Selon les retours de courtiers spécialisés en professions numériques, la quasi-totalité des sinistres IT sont des DINC (dommages immatériels non consécutifs) — des préjudices financiers purs sans dommage matériel préalable. Or la majorité des contrats RC Pro généralistes excluent les DINC ou les plafonnent à 10 000-20 000 €.
Conséquence : Votre contrat affiche peut-être 500 000 € de plafond global, mais le sous-plafond DINC — le seul qui compte en IT — est souvent 10 à 25 fois inférieur. Sur un sinistre moyen de 47 000 €, vous n'êtes couvert qu'à hauteur de 20 000 €.

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Les 7 risques majeurs du consultant IT et du développeur

Le profil de risque IT est unique : les dommages sont quasi exclusivement immatériels, les montants peuvent être considérables, et la chaîne de responsabilité peut remonter jusqu'au sous-traitant. Ces enjeux de données et de sécurité sont partagés par d'autres métiers numériques, notamment les community managers exposés aux risques RGPD et les graphistes confrontés aux problématiques de propriété intellectuelle.

Bug déployé en production qui bloque le site e-commerce, l'application métier ou le système de facturation d'un client. Le préjudice se calcule en heures d'indisponibilité × CA horaire. Pour un e-commerce à 10 000 €/jour, 3 jours d'arrêt = 30 000 € de manque à gagner — que le client vous réclamera.

Migration de BDD mal exécutée, script de purge qui supprime les mauvaises tables, mise à jour qui corrompt les données. La perte de données est le sinistre le plus redouté : données souvent irremplaçables (historique client, comptabilité, documents contractuels). Le coût inclut la reconstitution, l'impact commercial et le préjudice de réputation.

Injection SQL non protégée, API sans rate limiting, stockage de mots de passe en clair. Un attaquant exploite la faille et exfiltre des données personnelles. Depuis le RGPD, le sous-traitant (vous) est co-responsable. Les données de santé ou financières multiplient l'exposition par 5 à 10.

Recommandation d'un CMS, framework ou architecture cloud inadapté. Sous-estimation de la charge de maintenance. Absence d'alerte sur un vendor lock-in. Le client découvre 6 mois plus tard qu'il doit tout refaire. Le défaut de conseil IT fonctionne comme en architecture : le professionnel doit alerter, documenter et orienter.

Projet livré en retard, livrable non conforme, dépassement de budget sans alerte. Le préjudice est direct quand le retard coïncide avec un lancement produit ou une échéance réglementaire.

Utilisation de code tiers sans licence valide (bibliothèque GPL dans un projet propriétaire), intégration d'une API sans respecter les conditions d'utilisation. Le client se retourne contre vous si un ayant droit réclame.

Application non conforme au RGPD (absence de consentement, données non chiffrées), hébergement de données de santé sans certification HDS, absence de DPA. L'amende CNIL peut atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du CA mondial du responsable de traitement — qui se retournera contre vous.

CritèreRisque modéréRisque élevé
ActivitéConseil, intégration, front-endDéveloppement back-end, infra, sécurité
DonnéesSites vitrines, CMSE-commerce, données santé/finance, RGPD
ClientsTPE, startupsGrands comptes, administrations, santé
Montant missions< 10 000 €/mission> 30 000 €/mission

6 sinistres concrets en consulting IT et développement

Ces scénarios illustrent des situations réelles (anonymisées) de sinistres IT. Les montants sont des fourchettes indicatives reconstituées à partir de jurisprudence (tribunaux de commerce, TGI), de retours d'expérience de courtiers spécialisés en professions numériques et de données publiées par Numeum (ex-Syntec Numérique) et l'ANSSI. En cas de sinistre : ne reconnaissez pas votre responsabilité, déclarez sous 5 jours ouvrés, conservez toutes les preuves techniques (logs, commits, emails, tickets).

47 000 €

Bug critique e-commerce — 3 jours d'arrêt

Déploiement d'une mise à jour du module de paiement le vendredi soir. Bug dans le calcul des frais de port bloquant toutes les commandes. 3 jours d'arrêt sur un site à 15 000 €/jour. Pas de procédure de rollback. RC Pro activée au titre du DINC.
125 000 €

Faille de sécurité — fuite RGPD données santé

Application web pour un cabinet médical. API sans contrôle d'authentification sur un endpoint. 2 300 dossiers médicaux accessibles. Notification CNIL, audit sécurité, mise en conformité, amende, indemnisation perte de réputation du cabinet.
62 000 €

Migration de données ratée — BDD corrompue

Migration d'un ERP vers une nouvelle version. Script mal testé écrasant 3 ans de données de facturation. Backup du vendredi corrompu (pas de test de restauration). Reconstitution partielle, perte définitive d'une partie des données.
35 000 €

Défaut de conseil — architecture sous-dimensionnée

Recommandation d'un CMS sur serveur mutualisé pour un site devant supporter 50 000 visites/jour. Le site tombe dès le premier pic de trafic lors d'une campagne nationale. Coût de la campagne perdue + migration urgente.
85 000 €

Injection SQL — exfiltration de données clients

Développement d'un portail client pour une PME. Absence de requêtes préparées. Un attaquant exfiltre 4 200 fiches clients avec coordonnées bancaires. Notification CNIL, frais de monitoring bancaire pour les victimes, perte de confiance.
28 000 €

Retard de livraison — lancement produit raté

Application mobile livrée avec 6 semaines de retard. Le client a calé sa campagne marketing et ses achats d'espace sur la date initiale. Achat d'espace perdu + repositionnement + manque à gagner sur les premières ventes.

RGPD, cyber-risque et DINC : les 3 piliers de la RC Pro IT

Trois concepts structurent l'assurance RC Pro des métiers IT. Les maîtriser est indispensable pour évaluer si votre couverture est réellement adaptée.

1

RGPD — Votre responsabilité directe de sous-traitant

Depuis le RGPD (mai 2018), le sous-traitant IT est co-responsable de la protection des données personnelles (art. 28). Si une faille dans votre code permet une fuite de données, le client ET la CNIL peuvent se retourner contre vous. Le DPA (Data Processing Agreement) est obligatoire dès que vous traitez des données personnelles pour le compte d'un client.

2

DINC — Le risque n°1 que personne n'explique

Les dommages immatériels non consécutifs sont des préjudices financiers purs qui ne découlent pas d'un dommage matériel. Exemple : un bug fausse les calculs de facturation pendant 6 mois → perte financière pure. En IT, la quasi-totalité des sinistres sont des DINC. Sans cette garantie, vous n'êtes couvert que pour des scénarios marginaux.

3

Cyber-assurance — Le complément (pas le substitut)

La RC Pro couvre les dommages que vous causez aux tiers. La cyber-assurance couvre les dommages que vous subissez (ransomware, vol de vos données, perte d'exploitation). Les deux sont complémentaires, pas interchangeables.

TypeDIC (consécutif)DINC (non consécutif)
DéfinitionPréjudice découlant d'un dommage matérielPréjudice financier pur, sans dommage matériel
Exemple ITCode → court-circuit serveur → arrêtBug → calcul faux → perte de CA client
CouvertureGénéralement inclus en RC Pro de baseSouvent exclu ou plafonné très bas
En ITCas rare (< 5 % des sinistres)Cas dominant (> 95 % des sinistres, selon les retours terrain)
Plafond recommandéPlafond standard suffit≥ 100 000 € freelance, ≥ 300 000 € grands comptes
Attention
Vérification critique : ouvrez votre contrat et cherchez « dommages immatériels non consécutifs » ou « DINC ». Si cette garantie est absente ou plafonnée à 10 000-20 000 €, votre couverture est insuffisante pour un métier IT. Exigez un minimum de 100 000 €, idéalement 300 000 €+.

Scanner RC Pro — Vérification DINC

Votre contrat couvre-t-il les DINC ? Scannez votre attestation pour le vérifier.

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Garanties à vérifier dans votre contrat RC Pro IT

Activité déclarée : développement ET conseil

Un contrat « conseil en informatique » ne couvre pas nécessairement le développement de code, et inversement. Si vous faites les deux, les deux doivent figurer.

DINC ≥ 100 000 € (freelance) / 300 000 € (grands comptes)

LA garantie critique pour les métiers IT. Vérifiez le sous-plafond spécifique, pas le plafond global.

Couverture RGPD / données personnelles

Frais de notification (obligatoire sous 72h), gestion de crise, défense CNIL, indemnisation des personnes concernées.

Protection juridique ≥ 30 000 €

Les litiges IT sont longs et coûteux (expertises techniques, contre-expertises). Indispensable face à un grand compte.

RC après livraison

En IT, les sinistres sont souvent découverts des semaines ou mois après : faille de sécurité exploitée 6 mois après la livraison.

Couvre les conséquences d'un incident cyber sur votre propre activité : rançongiciel, perte de vos données, frais de notification, perte d'exploitation. Recommandée si vous hébergez des services ou manipulez des données sensibles.

Si vous travaillez pour des clients hors France (remote, missions internationales), vérifiez que votre contrat couvre la juridiction applicable. Les pays anglo-saxons impliquent des plafonds plus élevés et un risque de procédure judiciaire plus agressif.

Exclusions et pièges contractuels du consultant IT

Même avec une RC Pro en place, certaines situations restent non couvertes. Ces exclusions sont particulièrement critiques en IT :

DINC non couvert (piège n°1)

La majorité des sinistres IT sont des DINC. Si votre contrat ne les couvre pas ou les plafonne trop bas, vous n'êtes couvert que pour des scénarios marginaux.

Activité non déclarée (dev vs conseil)

Un contrat « conseil en informatique » ne couvre pas nécessairement le développement, et inversement. Déclarez toutes vos activités.

Violation de propriété intellectuelle

Certains contrats excluent les dommages liés à la contrefaçon ou violation de droits d'auteur sur du code tiers (bibliothèques, composants, APIs).

Pénalités contractuelles volontaires

SLA avec pénalités financières, astreintes, pénalités de retard : souvent exclus car résultant d'un engagement volontaire, pas d'une faute.

Assurance plateforme (Malt, Upwork)

Les « assurances » intégrées aux plateformes ont des conditions et plafonds généralement très insuffisants. Ne comptez pas dessus comme substitut.

Prix RC Pro consultant IT en 2026

Bonne nouvelle : la RC Pro IT est beaucoup moins chère que pour les métiers du BTP. La sinistralité du secteur reste inférieure à celle de la construction. Mais les prix varient fortement selon la couverture DINC.

Freelance solo (CA < 100K€) — RC Pro de base
200 – 600 €/an
Freelance solo — avec DINC 300K€
400 – 1 200 €/an
ESN / agence 2-10 personnes (CA 100K-1M€)
1 000 – 5 000 €/an
ESN / cabinet 10+ personnes (CA > 1M€)
3 000 – 20 000 €/an

Chiffre d'affaires

Premier critère. Un freelance à 60K de CA paiera 300-500 €/an. À 200K : 600-1 200 €/an.

Niveau de couverture DINC

DINC 50K€ = tarif de base. DINC 300K€ = +30-60 %. DINC 500K€+ = +50-100 %. Le poste qui fait la différence.

Données sensibles

Données de santé, financières ou judiciaires = surprime de 20-40 %. Hébergement = surprime supplémentaire.

Type de clients

PME = risque de base. Grands comptes = plafonds exigés plus élevés, donc prime plus élevée.

Quels métiers IT sont concernés par la RC Pro ?

L'écosystème IT est vaste et chaque spécialité a un profil de risque différent. Votre contrat doit mentionner votre activité exacte :

Développement

Web (front, back, full-stack), mobile (iOS, Android), logiciel, DevOps, intégrateur, data/BI, blockchain. Risque principal : bug production, perte de données, faille de sécurité.

Conseil et stratégie

Consultant SI, ERP/CRM, cybersécurité, cloud, data, chef de projet, Scrum Master, Product Owner, DSI externalisé. Risque principal : défaut de conseil, recommandation inadaptée.

Design et intégration

UX/UI Designer, webdesigner, intégrateur front-end, DA digital. Risque principal : droits d'auteur (images/fonts sans licence), livrable non conforme.

Infrastructure et sécurité

Admin systèmes, ingénieur cloud, architecte SI, pentester, RSSI externalisé. Risque principal : panne, perte de données, faille infra, indisponibilité.

Data et IA

Data engineer, data scientist, ML engineer, consultant IA. Risque principal : biais algorithmique, RGPD, résultat erroné d'un modèle prédictif utilisé pour des décisions métier.

Marketing digital et SEO

Consultant SEO/SEA, growth hacker, traffic manager. Risque principal : pénalité Google, campagne qui dépasse le budget, perte de positionnement.

Freelance, SASU, portage : quel impact sur la RC Pro ?

CritèreAuto-entrepreneur / EISASU / EURLPortage salarial
SouscriptionÀ votre chargeLa société souscritRC Pro collective du portage
PatrimoinePersonnel engagé (sauf RP)Protégé par la personne moraleCouvert par le portage (à vérifier)
Plafond CA micro77 700 € (prestations)Pas de plafondPas de plafond
Point de vigilanceRC Pro d'autant plus critiqueVérifier activités déclaréesVérifier DINC + activité « développement »

Clauses contractuelles clés : se protéger autant que s'assurer

En IT, la protection passe autant par le contrat de prestation que par le contrat d'assurance. Certaines clauses peuvent limiter votre exposition — ou l'aggraver dangereusement.

La clause la plus importante. Plafonne votre responsabilité au montant total de la prestation ou un multiple (1× à 3×). Sans cette clause, votre responsabilité est illimitée. Valide entre professionnels (art. 1231-3 du Code civil). Ne signez jamais un contrat IT sans cette clause.

Exclut les dommages indirects (perte de CA, perte de clientèle, atteinte à l'image) de votre responsabilité contractuelle. Seuls les dommages directs restent à votre charge. Complément essentiel à la limitation. Les grands comptes tentent souvent de la supprimer en négociation.

Procédure de recette (test et validation par le client) avec PV de réception. Garantie contractuelle limitée dans le temps (3 à 12 mois). Passé ce délai, les corrections sont facturées. Sans ces clauses, le client peut revenir des années plus tard.

Si vous traitez des données personnelles pour le client, le Data Processing Agreement est obligatoire (art. 28 RGPD). Définit les données traitées, mesures de sécurité, conditions de sous-traitance, procédure de notification. L'absence de DPA est une non-conformité sanctionnable pour les deux parties.

En droit français, le développeur est auteur de son code (art. L111-1 CPI). La cession des droits doit être explicite et détaillée. Protégez votre droit de réutiliser vos bibliothèques et composants génériques.

Sources officielles et références réglementaires

Les références couvrent le RGPD, la responsabilité civile, la propriété intellectuelle du code source et les référentiels de sécurité — quatre piliers juridiques de l'activité IT.

RGPD — Règlement (UE) 2016/679. Consulter
Article 28 du RGPD — Obligations du sous-traitant. Consulter
Article 1231-3 du Code civil — Limitation de responsabilité contractuelle. Consulter
Article L111-1 du CPI — Droit d'auteur sur le code source. Consulter
CNIL — Commission Nationale Informatique et Libertés. cnil.fr
ANSSI — Agence Nationale de la Sécurité des SI. ssi.gouv.fr
Numeum (ex-Syntec Numérique) — Fédération du numérique. syntec-numerique.fr
ORIAS — Registre des intermédiaires d'assurance. orias.fr
OWASP Top 10 — Principales vulnérabilités des applications web.
ISO 27001 — Management de la sécurité de l'information.
PASSI (ANSSI) — Prestataire d'audit de sécurité.
HDS — Hébergement de données de santé (certification obligatoire).
eIDAS — Services de confiance (signature électronique qualifiée).
À retenir
Note de transparence : OmniaAssur fournit ce contenu à visée documentaire uniquement. La plateforme ne figure pas au registre ORIAS, n'intervient dans aucune transaction d'assurance et ne perçoit aucune commission. Pour un conseil personnalisé, consultez Numeum ou un courtier spécialisé en professions numériques.

FAQ (Questions fréquentes)

Non, la RC Pro n'est pas légalement obligatoire pour les métiers IT (sauf activités réglementées comme l'hébergement de données de santé). En pratique, elle est quasi indispensable : la majorité des clients et plateformes exigent une attestation, et l'exposition financière en cas de sinistre peut dépasser largement votre CA annuel.
Pour un freelance solo (CA < 100 000 €), la RC Pro de base coûte 200 à 600 €/an. Avec une couverture DINC à 300 000 €, comptez 400 à 1 200 €/an. C'est beaucoup moins cher que pour les métiers du BTP. Le facteur principal de variation est le niveau de couverture DINC et le type de données manipulées.
DINC = dommages immatériels non consécutifs. Ce sont des préjudices financiers purs qui ne découlent pas d'un dommage matériel (exemple : un bug qui fait perdre du CA au client sans casser quoi que ce soit de physique). En IT, selon les retours terrain, la quasi-totalité des sinistres sont des DINC. Sans cette garantie, vous n'êtes couvert que pour des scénarios marginaux. Exigez un plafond DINC d'au minimum 100 000 €.
Oui. Depuis le RGPD (mai 2018), le sous-traitant (le développeur) est co-responsable de la protection des données personnelles. L'article 28 du RGPD impose au sous-traitant de présenter des garanties suffisantes de sécurité. Si une faille dans votre code permet une fuite de données, le client ET la CNIL peuvent se retourner contre vous.
Les sociétés de portage souscrivent généralement une RC Pro collective, mais les conditions varient énormément : plafonds souvent limités, activités couvertes parfois restreintes au conseil (pas au développement), DINC souvent absent ou plafonné très bas. Vérifiez les conditions exactes et souscrivez un complément individuel si nécessaire.
Oui, entre professionnels, elle est valide en droit français (art. 1231-3 du Code civil). Elle permet de plafonner votre responsabilité au montant de la prestation. Elle n'est cependant pas valide en cas de faute lourde ou dolosive. C'est votre meilleure protection contractuelle — ne signez jamais un contrat IT sans.
La RC Pro couvre les dommages que vous causez à vos clients. La cyber-assurance couvre les conséquences d'un incident sur votre propre activité (rançon, perte de vos données, frais de notification). Les deux sont complémentaires. Si vous manipulez des données sensibles ou hébergez des services, la cyber-assurance est fortement recommandée.
Généralement non. Les pénalités de retard, astreintes et SLA avec pénalités financières sont souvent exclus car ils résultent d'un engagement volontaire, pas d'une faute. Avant de signer un contrat avec des pénalités, vérifiez que votre assurance les couvre ou adaptez les montants.
En 2026, il est recommandé de vérifier auprès de votre assureur si l'utilisation d'IA générative (Copilot, ChatGPT) dans votre workflow de développement est couverte. Le risque principal est la responsabilité en cas de code généré par IA qui contient une faille de sécurité ou viole une licence open source.
En micro-entreprise, votre patrimoine personnel est directement engagé (sauf résidence principale). Un sinistre de 47 000 € (bug e-commerce de 3 jours) peut mettre en péril vos économies. La RC Pro est d'autant plus critique que le plafond micro-entreprise est de 77 700 € en prestations.
Cela dépend de votre contrat. Les contributions open source bénévoles ne sont généralement pas couvertes (pas de relation contractuelle). En revanche, l'utilisation de code open source dans un projet client (intégration d'une bibliothèque GPL dans un projet propriétaire) peut engager votre responsabilité si la licence n'est pas respectée.
Le scanner analyse votre attestation pour vérifier : identité du souscripteur, activités couvertes (développement ET/OU conseil), période de validité, et surtout le plafond DINC. Il détecte les incohérences fréquentes comme un contrat « conseil » sans couverture développement ou un DINC plafonné trop bas.
OmniaVault vous permet d'archiver votre attestation dans un coffre-fort numérique, de recevoir des alertes de renouvellement et de partager avec vos clients via un lien sécurisé temporaire. Particulièrement utile quand vous travaillez avec plusieurs clients qui demandent tous une attestation à jour.

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